Ancienne demeure de maître de plus de 800 m², 14 chambres en suite dont une chambre PMR, piscine 12×5 m, jardin de 1 500 m² avec aire de jeux et barbecue, ascenseur, cheminée et cuisine professionnelle — pour 28 adultes.
Saint-Rome-de-Tarn, Aveyron · histoire romancée
Avant qu'il y ait des murs, il y a eu l'eau. Le Tarn s'est taillé sa route dans le calcaire des Causses, creusant ces gorges tortueuses que les gens du pays ont toujours appelées las Raspes — mot occitan qui évoque la rudesse, l'âpreté des parois de schiste. C'est Saint Amans, prélat de Rodez, qui au Ve siècle planta la première croix dans cet espace sauvage. Le village naquit lentement autour d'elle, à flanc de falaise, dominant la rivière de cinquante mètres. Au Xe siècle, on érigea un château fort, dit la Tour Carrée, et des remparts derrière lesquels toute la vie du bourg se réfugia pour tenir l'assaut des envahisseurs.
À une époque qu'on ne peut dater avec certitude — peut-être au XIIIe ou XIVe siècle — des Pères augustins s'établirent au cœur du bourg. Ils choisirent un terrain généreux, sur ce qui allait devenir l'avenue Denis Affre, et y élevèrent un couvent de pierres de taille blondes, aux murs épais, aux volets de bois sombre. Le bâtiment avait ce caractère austère et solide des constructions religieuses de l'Aveyron : des proportions nobles, un jardin secret à l'intérieur de ses murs, une vie rythmée par les offices et par le silence des gorges.
Le réfectoire des moines résonnait de prières latines pendant que, dehors, le Tarn grondait dans les raspes.
Les moines cultivaient leurs vignes sur les coteaux en terrasses, bénéficiant de ce microclimat méditerranéen que la rivière protège des froids du Massif central.
Saint-Rome-de-Tarn fut au XVIe siècle un théâtre de la fureur confessionnelle. En 1567, les calvinistes s'emparèrent du bourg, achevèrent ses fortifications et y installèrent un temple. L'église fut détruite en 1568 ; il n'en demeura que le clocher et une chapelle gothique où les catholiques rescapés venaient enterrer leurs morts. Le couvent des augustins subit les mêmes tourments. Il perdit son réfectoire : en 1821, les protestants de retour rachèteront ce local pour en faire leur temple, ultime reconversion d'une salle où des moines avaient jadis rompu le pain.
C'est en pleine Révolution, le 27 septembre 1793, que naquit à quelques pas de là un certain Denis Auguste Affre. Ce fils du village devint Archevêque de Paris en 1840, et mourut en martyr sur les barricades de 1848, tenant un rameau vert au-dessus de la foule pour appeler à la paix. La rue qui longe le bâtiment porte son nom depuis lors. Avenue Denis Affre : l'adresse même de la maison est un rappel d'histoire.
C'est en 1994 que la grande bâtisse entama sa troisième vie. L'ancien couvent — devenu au fil des décennies école religieuse, puis bâtiment à l'abandon où à usage collectif — fut transformé en hôtel-restaurant. On garda les murs épais, les proportions imposantes héritées des moines, et l'on ouvrit le jardin secret sur une terrasse ombragée et une piscine. L'établissement prit le nom de ce qui faisait la singularité du paysage : Hôtel des Raspes. Les seize chambres donnaient sur le village médiéval ou sur le parc fleuri, et le restaurant proposait la côte de veau du Ségala, le bœuf de l'Aubrac au foie gras — une cuisine de terroir aveyronnaise servie dans des murs plusieurs fois centenaires.
On venait de Millau, de Montpellier, parfois de bien plus loin, pour dîner sous les voûtes et dormir au bord de l'eau.
Pendant trois décennies, les voyageurs qui s'arrêtaient là témoignèrent d'une maison tenue avec chaleur. Un mot manuscrit attendait les clients dans chaque chambre. Le jardin invitait à la sieste. La cuisine, sans prétention d'originalité, parlait de la terre.
Trente ans après sa renaissance en hôtel, la grande demeure en pierres de taille a changé de nature une fois de plus — monastère, école, hôtel, et désormais maison privée. Ses 800 mètres carrés, ses quatorze chambres avec salles de bains, sa piscine et son jardin ont retrouvé le silence d'une résidence de famille. Les murs, eux, n'ont pas changé. Ils ont simplement changé de mémoire.
Monastère, école, hôtel, résidence — Les Raspes a traversé les siècles en changeant de visage sans jamais perdre son âme. Aujourd'hui, c'est à vous qu'elle ouvre ses portes.
Autrefois hôtel de voyageurs au cœur du village de Saint-Rome-de-Tarn, cette imposante demeure du XIXe siècle a retrouvé une seconde vie en résidence privée de prestige. Avec plus de 800 m² de surface habitable, ses façades en pierre, ses hauts murs et ses toitures de caractère témoignent d'un passé riche et d'une élégance aveyronnaise intemporelle.
Entièrement restaurée avec soin, elle allie le charme authentique de l'architecture aveyronnaise aux conforts les plus modernes : ascenseur intérieur, cheminée monumentale en pierre, cuisine professionnelle complète et piscine privée de 12 × 5 m. Le jardin de 1 500 m² comprend une aire de jeux pour les enfants, un barbecue extérieur et de larges espaces de détente.
Avec ses 14 chambres dotées chacune d'une salle de bain privative avec WC — dont une chambre PMR entièrement adaptée aux personnes à mobilité réduite — la demeure accueille jusqu'à 28 adultes dans un cadre d'exception, pour tous vos séjours en famille, entre amis, mariages ou événements privés.
Nous contacterNiché dans un méandre du Tarn, le village de Saint-Rome-de-Tarn vous accueille dans un cadre naturel d'exception. Gorges verdoyantes, rivière turquoise, collines calcaires et toits de tuiles... un décor à couper le souffle, disponible depuis les fenêtres des Raspes.
Les Raspes met à votre disposition tous les équipements nécessaires pour un séjour d'exception, alliant authenticité aveyronnaise et modernité discrète.
Chaque pièce des Raspes raconte l'histoire de l'ancien hôtel : hauts plafonds, pierres apparentes, menuiseries en bois et lumière naturelle généreuse. Un caractère authentique associé à tout le confort moderne.
Chacune des 14 chambres des Raspes dispose d'un lit double 160×200, d'une salle de bain privative avec WC, et d'une décoration au caractère aveyronnais authentique. Toutes sont climatisées avec linge de maison fourni.
La chambre N°8 est entièrement aménagée pour les personnes à mobilité réduite. Située au deuxième étage, elle est accessible par l'ascenseur intérieur de la demeure. La salle de bain dispose d'une douche à l'italienne de plain-pied avec siège rabattable, de barres d'appui et d'un WC adapté. Larges circulations pour fauteuil roulant dans la chambre et les espaces communs.
Saint-Rome-de-Tarn n'est pas un village-musée figé dans le temps. C'est un bourg authentique et animé, où tous les services du quotidien sont accessibles à pied depuis Les Raspes. Une tranquillité de vacances sans les contraintes de l'isolement.
Saint-Rome-de-Tarn compte environ 800 habitants et dispose de tous les commerces essentiels concentrés dans son centre-bourg historique. En quelques minutes à pied depuis Les Raspes, vous accédez à l'ensemble de ces services — un confort rare pour une maison en pleine nature.
Depuis Les Raspes, l'Aveyron et ses trésors s'offrent à vous. Entre patrimoine mondial, nature sauvage, gastronomie et villages perchés, chaque journée est une nouvelle aventure à portée de roue.
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Idéalement situé au cœur de l'Aveyron, Les Raspes est accessible facilement depuis les grandes métropoles du Sud de la France. Un trajet court pour un dépaysement total.
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